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Remarques sur ce test

 

La carte politique française a été totalement révisée afin de tenir compte des évolutions de la vie politique française. Certes, les élections européennes ne peuvent pas servir d'indicateur dans la mesure où le comportement des électeurs est toujours plus imprévisible que dans les élections nationales, les électeurs ayant encore des difficultés à appréhender les enjeux européens. Toutefois, ces élections ne sont pas sans conséquences.


A droite, un nouveau parti politique a été créé, le R.P.F.. Hier, Démocratie libérale, sous l'impulsion de Madelin avait déjà choisi de voler de ses propres ailes. Aujourd'hui, Charles Pasqua dopé par les résultats des élections régionales a créé le Rassemblement pour la France (R.P.F.) avec son colistier Philippe de Villiers. La droite est donc actuellement éclatée et du fait de la confusion n'arrive pas à proposer un projet crédible à opposer à Jospin.


A gauche, les deux ans et demi de pouvoir exercé par Jospin a des conséquences politiques non négligeables. Le Parti Communiste qui fait partie de cette majorité plurielle a des difficultés à faire comprendre à ses électeurs la justesse du choix de l'alliance avec les socialistes. Les privatisations rejetées par Jospin lors de la campagne présidentielle atteignent aujourd'hui des records. En décembre 98, l'Etat a récolté 91.5 milliards de francs de recette de privatisation (record absolu devant Balladur). La loi sur les 35 heures, si elle contient bien des relents de socialisme, n'est pas à la hauteur des espérances des communistes. Enfin, l'Europe sociale piétine depuis des années. Seuls les socialistes sont en extase devant les différentes déclarations d'intention que nos voisins acceptent de signer. Le P.C. a avalé de nombreuses couleuvres évitant ainsi aux ministres communistes de démissionner. Le PC a donc engagé un virage difficilement perceptible vers des positions économiques plus souples. Les scores historiques de l'extrême gauche s'explique sans doute par ce décalage entre les électeurs traditionnels du PC et ses dirigeants.


Le PS a également amorcé un virage libéral. Sans entrer dans le détail, la politique menée par Jospin (voir notre article : Adieu la droite) n'a rien à envier aux gouvernements de Balladur ou de Juppé. Antoine Seillières, le patron des patrons a d'ailleurs récemment couvert d'éloges Dominique Strauss Kahn. Certes cet hommage n'était pas dénué d'arrières pensées politiques mais il traduit néanmoins une certaine évolution des socialistes.


De l'autre côté de la sphère politique, la situation est difficilement déchiffrable. Il est possible de dégager des tendances mais elles ne reflètent pas toujours les pensées des militants. Le RPR est ainsi marqué par un décalage entre sa base militante souvent anti-européenne et ses dirigeants pro-européens.


Ce test doit être considérée pour ce qu'elle est: un sondage, voire même un sondage de sondages ! Comme tous les travaux de ce type elle renferme un peu de science et beaucoup de cuisine. On doit donc éviter à tout prix de la croire VRAIE.

En revanche elle est étonnante et utile.

-Etonnante parce qu'elle "fonctionne": Nous avons établi la première ébauche uniquement à partir de données récupérées dans différents sondages et les personnes interrogées dans la rue étaient tous fascinés de voir que leur position sur le graphique correspondait à leur appartenance partisane (avec 10 questions seulement !).

 

- Utile parce qu'elle laisse entrevoir un certain nombre de phénomènes qui mériteraient d'être approfondis

Deux pôles sont en train clairement d'émerger : le pôle libéral/ouvert et le pôle Dirigiste/fermé. Il serait bien difficile d'être favorable à l'Europe et de souhaiter mener une politique dirigiste. Le gardien des traités veille (Notre article : LA CJCE, un bastion supranational ultra-libéral ?). Celui qui prône la fermeture des frontières le fait souvent dans l'optique de regagner l'indépendance qui permettra de prendre des mesures dirigistes.


L'UDF joue dès lors un rôle central. 57% de ses électeurs disent approuver la politique de Jospin. Les électeurs de l'UDF dans leur écrasante majorité ne verraient pas d'un mauvais oil que le PS et l'UDF votent des textes au parlement ensemble. Les frontières séparant les différents partis sont pour l'instant perméables. Pour combien de temps !





Travail collectif.


Afin d'améliorer ce test, nous prendrons en compte vos remarques et vos critiques.

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