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La fin de l'Histoire ? Certainement pas avant très longtemps, Monsieur Fukuyama ! (suite)
6.
Anachronisme et angélisme de Fukuyama
En matière de relations internationales, Francis Fukuyama s'interroge sur ce qu'implique « La fin de l'Histoire ». Entre autres, il nous rappelle que, selon certains, comme Charles Krauthammer, par exemple, si l'URSS, par suite des réformes gorbatchéviennes, était débarassée de l'idéologie marxiste-léniniste, son comportement redeviendrait celui de la Russie impériale du XIXème siècle. Tout en trouvant cela plus rassurant que la menace représentée par une Russie communiste, Charles Krauthammer donne à entendre qu'il y aurait alors une concurrence et des conflits considérables, comme ceux qui existaient, au siècle précédent, par exemple, entre la Russie et la Grande-Bretagne ou l'Empire allemand.
Francis Fukuyama ne partage pas l'opinion de Charles Krauthammer : l'hypothèse selon laquelle la Russie, une fois débarrassée de son idéologie communiste expansionniste, retournerait à son comportement de l'époque des tsars juste avant la révolution bolchévique, cette hypothèse-là est donc assez bizarre. Francis Fukuyama, comme l'intelligentsia groupée autour de Gorbatchev, décrit un monde dominé par des préoccupations économiques, dans lequel il n'existe pas de raisons idéologiques pour un conflit majeur entre nations et dans lequel, par conséquent, le recours à la force militaire devient moins légitime. N'est-ce pas de l'angélisme que de croire que des préoccupations économiques ne sauraient légitimer un conflit majeur ?
Le plus bizarre en cette affaire est que, tant Charles Krauthammer que Francis Fukuyama, semblent ignorer que l'expansionnisme soviétique, incarné par le Komintern, ne s'est jamais substitué à l'expansionnisme tsariste mais, au contraire, s'est ajouté à lui.
Aussi, la Russie, débarrassée de son idéologie communiste expansionniste, ne se retrouvera-t-elle qu'avec son comportement de l'époque des tsars. Non point par nostalgie de l'époque impériale mais, beaucoup plus prosaïquement, parce qu'elle ne saurait s'affranchir de ses données géostratégiques géographiques et historiques fondamentales et incontournables.
À cela il convient d'ajouter que ces données, dont certaines ont changé du fait de l'évolution historique en Europe et dans le Monde, notamment depuis la fin du deuxième conflit mondial, entraîneront une actualisation de la géostratégie russe prenant en compte lesdites évolutions.
Par exemple, au titre de ces évolutions, Francis Fukuyama ne mentionne pas une fois la force de dissuasion nucléaire qui, malgré de réels conflits idéologiques et économiques, fut, depuis l'Après-guerre, le seul garant de l'impossibilité de déclenchement d'un troisième conflit mondial. On ne peut que regretter que cet argument n'ait pas été en mesure d'empêcher nombre de conflits régionaux. En dépit de cela, c'est bien cet instrument qui interdirait le retour de la concurrence et des conflits considérables, comme ceux qui existaient, au siècle précédent, par exemple, entre la Russie et la Grande-Bretagne ou l'Empire allemand auquel pense Charles Krauthammer.
En conséquence, le modèle de comportement proposé par les grandes puissances du XIXème siècle est devenu tout à fait anachronique. La forme la plus extrême de nationalisme dont ait fait montre un État européen occidental depuis 1945, ce fut le gaullisme, dont l'affirmation de soi s'est essentiellement limitée à des chicanes politiques et culturelles.
Ce modèle est effectivement anachronique. Mais, pas pour la raison à laquelle pense Francis Fukuyama, à savoir : généralisation européenne de la démocratie et de l'économie de marché ; deux concepts supposés exclusivement pacifiques. En réalité, tout conflit entre pays européens est effectivement inenvisageable en raison des systèmes de dissuasion nucléaire. Dont celui construit par le Gaullisme, lequel ne s'est pas limité à des chicanes politiques et culturelles (9), que nombre d'intellectuels français oubliaient dans leurs analyses, avant la réunification allemande, quand ils se demandaient « Faut-il avoir peur de la Grande Allemagne ? », prouvant en cela qu'ils raisonnaient sur des bases d'avant-guerre.
Prenons au sérieux la théorie dite « néo-réaliste » : il faudrait imaginer que le comportement concurrentiel « naturel » des nations se réaffirmerait entre les États de l'OCDE si la Russie et la Chine [communistes] disparaissaient de la surface de la terre. L'Allemagne occidentale et la France s'armeraient l'une contre l'autre comme dans les années 30, l'Australie et la Nouvelle-Zélande enverraient des conseillers militaires pour bloquer réciproquement leurs progrès en Afrique, et la frontière entre les Etats-Unis et le Canada se hérisseraient de fortifications.
Bien entendu, une telle perspective est ridicule, nous dit Francis Fukuyama sans, toutefois, apporter d'autre démonstration que l'évidence. Puis, il poursuit : la menace marxiste-léniniste disparue, on assistera plutôt à une extension du Marché commun à la politique mondiale qu'à une désintégration de la CEE avec retour à la rivalité entre États à la manière du XIXème siècle.
Ah, les vertus pacifiques du Marché ! Selon Francis Fukuyama, elles sont plus fortes que tout système de dissuasion nucléaire ! D'autant plus fortes que ce dernier est inexistant à ses yeux : il n'en mentionne même pas l'existence. Pas même pour en dénoncer le coût prohibitif, pour le contribuable et le Marché, au regard d'une efficacité qu'il lui dénie implicitement en l'ignorant absolument.
Cette impasse sur le caractère majeur et vital de la force de dissuasion nucléaire, de la part de Francis Fukuyama, frappe d'un anachronisme certain sa propre analyse. Certes, comme son texte sous-entend, implicitement, que l'économie de marché ne se traduit qu'en termes de compétition pacifique, on peut comprendre qu'il passe sous silence un tel pan de la réalité. Au risque évident de se voir accusé de mauvaise foi. Ou pire !
7.
Considérations connexes
La religion
Pour Francis Fukuyama, il est indéniable que le vide [la vacuité spirituelle] qui réside au cour du libéralisme est une faiblesse idéologique. Sans autre argument que cette seule affirmation que l'on peut nier.
Un agnostique, ou un athée, ne s'embarrasse pas de cette préoccupation : il admet l'incompréhensibilité (temporaire ?) de l'Univers et accepte de vivre dans une sorte d'absurdité du monde. Ceci ne signifie absolument pas l'inexistence de leur spiritualité. D'une certaine manière cette attitude participe de la foi, tout comme l'adhésion à une religion. Cependant, sauf dans les régimes communistes, elle ne s'est jamais érigée en dogme imposable à tous ; à l'inverse des religions, bien trop souvent.
Agnosticisme, athéisme et religion relèvent tous de la croyance et, révélation mise à part, aucun ne peut se prévaloir d'une démonstration qui légitimerait son universalisation. En dépit de cela, de tous découlent des concepts moraux, parfois divergents, que les États démocratiques laïcs sont les seuls à pouvoir concilier, permettant ainsi la liberté de culte et la liberté individuelle.
Tant que l'Humanité ne saura pas répondre à l'ultime « pourquoi ? », aucune idéologie, même libérale, ne saurait être taxée de vacuité spirituelle. Pour un agnostique, ou un athée, la même vacuité spirituelle peut être attribuée à quelque système religieux que ce soit tant qu'il ne sera pas en mesure de démontrer, au sens rationnel du terme, ce qu'il avance.
Ainsi, l'Humanité doit simplement se résigner à continuer de vivre avec son éternelle quête de l'ultime explication et, en attendant de la trouver, ne laisser aucune spiritualité perturber les règles démocratiques ou tenter de s'y substituer.
En attendant, on n'est pas près de s'entendre annoncer « la fin de la Spiritualité » ; au sens hégélien du terme !
Le nationalisme
Francis Fukuyama affirme que l'autre « contradiction » majeure potentiellement insoluble dans le cadre du libéralisme [politique ?, économique ?], c'est celle que présentent le nationalisme et d'autres formes de conscience raciale et ethnique. Bien entendu, comme pour ce qui est de la religion, il affirme, une fois encore, sans argumentation ou démonstration.
Cependant, Francis Fukuyama pose là un vrai-faux problème. En effet, il indique qu'une gande partie des tensions ethniques et nationalistes dans le monde peut s'expliquer par le fait que des peuples sont obligés de vivre à l'intérieur de systèmes politiques non représentatifs qu'ils n'ont pas choisis.
Cela revient à dire qu'une Démocratie digne de ce nom le devient véritablement quand elle parvient à faire coexister pacifiquement, et de leur plein gré, des ethnies et des cultures différentes par l'adhésion au respect mutuel de la liberté individuelle. Le nationalisme ne serait donc pas une « contradiction fondamentale » ; pas plus que la religion, l'agnosticisme ou l'athéisme.
Le modèle américain
Tout au long de cet article, on ne note qu'une seule critique à l'égard des USA : Mais quel que fût le fondement idéologique particulier, toute nation « développée » croyait au droit des civilisations supérieures de gouverner les inférieures : c'était également, soit dit en passant, l'attitude des Etats-Unis vis-à-vis des Philippines. On a envie de demander : « Où encore ? ». Par ailleurs, sachant que Marcos a été déposé depuis février 86, Francis Fukuyama donne à penser, en 89, que cet épisode a clos ce fâcheux épisode de l'Histoire des USA.
Pour le reste, on peut noter plusieurs citations invitant implicitement à souscrire pleinement au modèle américain :
Au cours de la dernière décennie, on a assisté à des changements manifestes dans le climat intellectuel des deux plus grands pays communistes du monde et au début de mouvements de réforme importants dans l'un et dans l'autre. Mais ce phénomène dépasse de beaucoup le domaine politique ; on peut le constater à la diffusion inéluctable de la culture de consommation occidentale. Culture et consommation : antinomiques ?
. l'égalitarisme des Etats-Unis représente au fond la réalisation de la société sans classes envisagée par Marx.
Et ce qui est encore plus important, c'est la contribution que le Japon a apportée à l'histoire mondiale en suivant les traces des Etats-Unis dans la création d'une culture de consommation véritablement universelle, qui est devenue à la fois un symbole et un support de l'État homogène universel.
Sans commentaire.
Effluves nauséabondes
Francis Fukuyama précise que Les pensées bizarres qui peuvent traverser l'esprit de certaines personnes en Albanie ou au Burkina Faso importent fort peu à notre propos : ce qui nous intéresse, c'est ce qu'on pourrait appeler l'héritage idéologique commun de l'humanité.
Cette formulation est surprenante. Il aurait pu dire « ici ou là » au lieu de mentionner l'Albanie (communiste) et le Burkina Faso (émergent). Le fait de mentionner ainsi le communisme et le sous-développement, comme par hasard et alors que son propos aurait été tout aussi clair avec « ici ou là », fait naître un malaise chez le lecteur.
Par exemple, concernant les pays sous-développés d'Afrique, cette phrase donne à penser qu'il n'y a pas lieu d'espérer voir surgir des idées pertinentes en matière de développement dans ces pays. Si cette interprétation n'est pas outrancière, il y a lieu de préciser que nombre d'organisations internationales et occidentales d'aide au développement, dont l'US AID, sévissent depuis des décennies en Afrique, et ailleurs, qu'elles ont proposé, sinon imposé, divers modèles de développement lesquels se sont avérés inopérants et de véritables gouffres financiers.
Alors, la stérilité intellectuelle des pays émergents.
8.
Ultime contradiction du libéralisme économique ?
Préjuger de « la fin de l'Histoire économique », c'est postuler que, au moins en principe, sont résolues toutes les contradictions fondamentales de l'économie de marché. C'est, aussi, postuler l'incapacité du génie humain à faire ressortir une contradiction fondamentale de l'économie de marché, qui aurait échappé à l'analyse jusqu'à ce jour, ainsi qu'à y apporter une solution universellement acceptable.
Dans cette perspective, Francis Fukuyama assure que la contradiction entre le capital et le travail, avec son corollaire, la lutte des classes, a été résolu en Occident ; bien entendu, dans le cadre de la Démocratie et de l'Économie de marché.
Curieusement, cette dernière étant apparemment génératrice de richesses [oui] et de leur réelle répartition équitable [non], on s'étonne que Francis Fukuyama ne mentionne pas les obstacles qui sont faits au libéralisme économique absolu. À première vue, il se devrait de réclamer la levée de ces obstacles de régulation, qui existent jusqu'aux USA, afin que l'économie de marché, totalement libérée, puisse donner la pleine mesure de son efficacité en rendant compatibles : compétitivité et cohésion sociale ; compétitivité et solidarité.
Ce serait faire insulte à l'intelligence de Francis Fukuyama que de penser qu'il serait parfaitement inconscient de l'iniquité qui demeure entre capital et travail, c'est-à-dire entre indépendants (employeurs) et dépendants (salariés). Tablons qu'il ne l'est pas et que, bon gré, mal gré, il accepte la poursuite d'une certaine régulation du libéralisme économique, « ma non troppo » en quelque sorte, afin de pallier la carence de ce système en matière d'iniquité sociale qui, sans doute, demeure son ultime contradiction fondamentale et dont, ni les bénéficiaires, ni les victimes, n'ont encore trouvé la solution.
Pourtant, la régulation existante, si elle n'est pas trop handicapante pour les entreprises, s'agissant de l'organisation du cadre dans lequel elles exercent leur activité, est réellement problématique lorsqu'il s'agit d'agir directement dans le domaine de l'équité sociale.
En effet, cette régulation ne se fait que par des prélèvements fiscaux, sur les entreprises et les particuliers, en vue d'une redistribution en faveur des défavorisés. Ce mode opératoire, s'il réduit la pression sociale, ne remédie en rien aux causes des tensions sociales qui, périodiquement, se manifestent par des revendications pour l'obtention d'un accroissement des rémunérations des salariés (dépendants), contre les délocalisations, les fermetures d'entreprises et les licenciements, etc.
Demeure donc l'ultime (?) « contradiction fondamentale » de l'économie de marché qui résulte du fait qu'il n'existe pas de lien systématique (10) entre la croissance économique (compétitivité), d'une part, et la participation de tous aux bénéfices de cette croissance (solidarité). Si un tel lien existait, il est plus que probable que la tension sociale en serait très fortement diminuée, voire réduite à néant. Nous pourrions vivre dans un monde socialement pacifié du fait de son osmose avec l'économie.
Les années prochaines verront peut-être l'émergence d'une synthèse entre l'économique et le social dans le cadre d'une économie de marché. Malheureusement, il ne semble pas que l'on en ressente les prémisses.
Les « Conservateurs », libéraux en matière économique, n'ont pas de programme social et pensent, béatement et à tort, que l'économie de marché engendre automatiquement l'équité sociale. Les « Progressistes », ralliés depuis peu à l'économie de marché, en sentent bien les carences en matière sociale mais n'ont d'autres solutions à proposer que le prélèvement fiscal sur les uns en vue de la redistribution en faveur des autres.
Lorsque l'on parviendra à cette Synthèse de l'économique et du social, instaurant enfin une réelle compatibilité entre compétitivité et solidarité, alors, et alors seulement, il sera, peut-être possible d'envisager la survenue de « la fin de l'Histoire économique et sociale » si chère à Francis Fukuyama ; après qu'aura été résolue l'ultime (?) « contradiction fondamentale » de l'économie de marché. Mais, pas avant !
9.
Condition de la fin véritable de l'Histoire
En 1999, au titre de la garantie décennale (?) et/ou de l'auto-commémoration (?), Francis Fukuyama a revisité son texte initial de 1989 : « La fin de l'Histoire ? ».
Il n'en renie rien. Mais, parmi les centaines d'exégètes qui ont critiqué son texte originel, il en reconnaît un seul qui en a repéré la véritable faiblesse laquelle tient dans le fait que l'Histoire ne peut s'achever aussi longtemps que les sciences de la nature contemporaines ne sont pas à leur terme. Et nous sommes à la veille de nouvelles découvertes scientifiques qui, par leur essence même, aboliront l'humanité en tant que telle.
Le terme de son article commémoratif est hautement lyrique : Le caractère ouvert des sciences contemporaines de la nature nous permet de supputer que, d'ici les deux prochaines générations, la biotechnologie nous donnera les outils qui nous permettront d'accomplir ce que les spécialistes d'ingénierie sociale n'ont pas réussi à faire. À ce stade, nous en aurons définitivement terminé avec l'histoire humaine parce que nous aurons aboli les êtres humains en tant que tels. Alors commencera une nouvelle histoire, au-delà de l'humain.
L'ennui est que Francis Fukuyama ne précise aucunement ce que sera « l'abolition de l'Humanité en tant que telle ». Aucune autre précision ; pas même une esquisse d'anticipation, de science-fiction.
Si, abolir l'Humanité, consiste, dans l'esprit de Francis Fukuyama, à détruire la conscience humaine, il est exact que l'on pourra parler de « la fin de l'Histoire de l'Humanité ».
Mais, si la biotechnologie nous apporte des transformations, quelles qu'elles soient, qui sauvegardent ou développent la conscience des êtres humains, de l'Humanité, la prédiction de Francis Fukuyama s'avérera erronée.
L'Histoire de l'Humanité continuera, hantée par l'ultime question : Pourquoi l'Univers ?
Et, si elle parvient jamais à trouver la réponse, alors, oui, ce pourrait être la Fin de l'Histoire !
10.
L'avenir ? Quelle Histoire !
Il est peut-être utile ou vain de s'interroger sur la survenue ou non de « la fin de l'Histoire » ; celle de la politique, de l'économie, du social et/ou de l'Humanité. Abonder dans le sens de Francis Fukuyama, ou s'y refuser, oblige à adopter, définitivement ou temporairement, le point de départ de ses analyses.
S'il faut absolument se prononcer sur le moment où interviendra la fin absolue de l'Histoire, on est en droit de considérer que cette échéance n'interviendra pas avant que l'Humanité ne puisse répondre à sa permanente question : Pourquoi l'Univers ?
Cela ne devrait pas survenir dans le futur immédiat.
En attendant, à supposer, d'un point de vue hégélien, que la fin de l'histoire politique soit déjà intervenue, il est parfaitement légitime de réfuter l'affirmation de Francis Fukuyama selon laquelle, du fait de la potentielle universalisation de l'économie de marché, la fin de l'histoire économique a déjà eu lieu.
En effet, l'économie de marché recèle en son sein une « contradiction fondamentale » qui semble échapper à Francis Fukuyama : l'incompatibilité apparente entre compétitivité et solidarité.
Aussi, la Fin de l'Histoire Économique ne saura-t-elle intervenir qu'après que cette ultime contradiction fondamentale de l'économie de marché aura été résolue.
Pour la résoudre, il est impératif de réaliser une synthèse qui rendra compatibles et interdépendants les antagonismes existant actuellement entre compétitivité et solidarité.
Si une telle synthèse voit jamais le jour, elle se hissera au niveau de la Théorie des Cordes qui, en cosmologie, si elle tient toutes ses promesses, permettrait de rendre enfin compatibles la Relativité et la Mécanique Quantique, inconciliables aujourd'hui.
Mais, personne ne s'attend réellement à ce que la Théorie des Cordes, même couronnée d'un succès intégral, parvienne à répondre à l'ultime question que se pose l'Humanité : Pourquoi l'Univers ?
Jean-Pierre LLABRÉS
Économiste ; Consultant international
Résidence d'Anjou - 5B
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F-66000 Perpignan
E-mail : Jean-Pierre.Llabres@bigfoot.com
Tel & Fax 04 68 63 82 24
Notes
(9) On lui doit également la création du Marché Commun dont on sait tout le bien qu'en pensent les USA.
(10) À la hausse et à la baisse, a fortiori.
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