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La gauche européenne en pleine débâcle



Lionel Jospin a cherché pendant de longs mois à tendre la main aux autres partis de « gauche » européens. L'Europe était supposée être de gauche et la France ne faisait que conduire le char rouge dans l'arène mondiale dont l'empereur était le libéralisme anglo-saxon. Bientôt, l'expérience ratée de 1981 allait redevenir une réalité à l'échelle européenne. Au risque de décevoir les militants de gauche qui vivent dans cette illusion depuis vingt ans, cette révolution gauchiste n'est pas prête de voir le jour.

Les dernières élections européennes auraient déjà du calmer les ardeurs des jospinistes et autres trotskistes. La droite l'a emportée au parlement européen. La France a fait figure d'exception en accordant sa confiance à la liste de Hollande. La présidente du parlement européen, madame Fontaine, est de droite et est française.

Ces défaites des gauches ne sont pourtant pas isolées. Les partis de Blair ou de Scroeder connaissent des défaites électorales. A cet sujet, les interprétations de la gauche française sont aberrantes de mauvaise foi. On entend souvent dire que les socialistes des pays voisins perdent car ils sont devenus trop libéraux. Or c'est tout l'inverse qui arrive : la droite progresse, les partis de la gauche de gouvernement régressent et l'extrême gauche ne progresse pas. Le dernier exemple le plus marquant est la victoire de la coalition de centre droit menée par Silvio Berlusconi qui a écrasé la gauche italienne. L'Espagne a réélu Asnar en fanfare malgré ses cinq années de gouvernement.

L'Europe n'est pas de gauche, c'est la France qui est de gauche. Pourtant les gauchistes français restent arrogant et font figurent, non pas de précurseurs mais de derniers bastion d'idées éculées qui ne feraient que faire régresser l'Europe si elles étaient appliquées. Ils veulent taxer les stock options, harmoniser les taux de TVA (à la hausse), lutter contre les paradis fiscaux, créer une sorte de taxe Tobin sur les transactions, et autres mesures d'une autre époque et d'un autre combat.

Les socialistes ne comprendront sans doute jamais que la création d'une nouvelle ligne Maginot n'est pas une solution viable. Les jeunes diplômés continuent à s'expatrier, des grandes fortunes traversent les frontières, les sportifs préfèrent le calme du canton de Genève ou de Monaco.

La gauche n'a plus qu'une seule solution aujourd'hui : interdire l'expatriation. Elle a déjà rendu le départ des contribuables plus difficile en réclamant le paiement des impôts avant de sortir du territoire.

Tous les moyens sont bons pour racketter les Français. Le domicile fiscal se détermine selon plusieurs critères alternatifs : lieu de se trouve la famille du contribuable, lieu de séjour principal (plus de 6 mois de séjour en France dans l'année), centre des intérêts économiques ou bien le lieu ou est exercée l'activité professionnelle principale. L'administration fiscale traque les citoyens.

Contribuables, attention à ne pas rouler en France avec une voiture dont les plaques d'immatriculation sont étrangères. Le fisc vous guette.


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Juillet 2000, LIBRE ECHANGE