"L’office
de la loi est de nous protéger contre la fraude d’autrui,
mais non pas de nous dispenser de faire usage de notre propre raison.
S’il en était autrement, la vie des hommes, sous la
surveillance des lois ne serait qu’une longue et honteuse
minorité ; et cette surveillance
dégénérerait elle même en
inquisition.” Portalis, Discours préliminaire, Locré, P.307, n°88
"Il est
inutile de prouver que chaque particulier est le seul juge de cet
emploi le plus avantageux de sa tête et ses bras. Il a seul les
connaissances locales sans lesquelles l'homme le plus
éclairé ne raisonne à l'aveugle. Il a seul une
expérience d'autant plus sûre qu'elle est bornée
à un seul objet. Il s'instruit par ses essais
réitérés, par ses pertes et acquiert un tact dont
la finesse, aiguisée par le sentiment du besoin, passe de bien
loin toute la théorie du spéculateur indifférent" Turgot (1759)
"Non seulement
les socialistes mais les masses de la république sentimentale
affublent désormais de l'épithète de fasciste
outre les fascistes véritables, les partis
modérés, les libéraux, les conservateurs sociaux,
tout ce qui est à l'opposé même du fascisme ...
Fascisme finit par désigner tout ce qui n'est pas
républicain dans le sens de la gauche"
A. Dami, La crise de la démocratie (Cf. article Michel Winock dans Histoire n°235, page 50)
Un observateur
"perspicace" : " Depuis que la propriété existe sous
forme d'actions, son mouvement et son transfert sont devenus le simple
résultat d'un jeu sur le marché boursier, où les
petits poissons sont dévorés par les requins et les
moutons le sont par les loups de la Bourse" Karl Marx, le Capital
Réponse
: "Quel que soit l'intérêt sociologique du livre, je suis
sûr que son intérêt économique actuel est nul" Keynes
"L'Etat n'est
pas, comme on a trop tendance à le voir, une construction
divine, dotée du don d'ubiquité et
d'infaillibilité ... Il faut démystifier la notion
d'intérêt général qui n'est bien souvent
qu'un alibi cachant un phénomène d'"exploitation" du
reste de la société par une caste
privilégiée de fonctionnaires et bureaucrates." Henri LEPAGE, "Demain le capitalisme", collection Pluriel, page 422
"Si le Roi viole la demeure d'un homme libre, tous viendront ensemble pour le tuer." Ancienne loi norvégienne
"Dans sa
chaumière, l'homme le plus pauvre peut défier toutes les
forces de la Couronne. Sa chaumière peut bien être
frêle, son toit branlant, le vent peut souffler en travers
d'elle, la tempête, la pluie y pénétrer, mais le
Roi d'Angleterre ne le peut pas, sa puissance n'oserait franchir le
seuil de cette maison en ruine !" Discours de William Pitt au Parlement britannique, 1763
"Le devoir des
intellectuels libéraux est de préparer des utopies de
rechange pour le jour où les politiques auraient fait faillite;
les utopies d'aujourd'hui sont les réalités de demain" Friedrich Von Hayek (cité dans "En attendant les barbares", Guy Sorman, Fayard, 1992, page 141)
L'Etat est "un
personnage mystérieux, et assurément le plus
sollicité, le plus tourmenté, le plus affairé, le
plus conseillé, le plus accusé, le plus invoqué et
le plus provoqué qu'il y ait au monde" F. Bastiat
Prophétique
: Bastiat sur sa critique de l'Etat : "Me voilà
discrédité à tout jamais; et il est maintenant
reçu que je suis un homme sans coeur et sans entrailles, un
philosophe sec, un individualiste, un bourgeois et, pour tout dire en
un mot, un économiste de l'école anglaise ou
américaine." F. Bastiat
"Nous avons en France une maladie qui fait bien des ravages : cette maladie s'appelle la bureaumanie" Propos de Gournay en 1764, rapportés dans "la
société de confiance", Alain Peyrefitte, Odile Jacob,
1995, page 316
"Ce qui fait de l'Etat un enfer, c'est que l'homme essaie d'en faire un paradis" F. Hoelderlin (cité par Hayek dans son ouvrage "la route de la servitude"